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Event 1
Commencez l'aventure maintenant en participant au banquet qui a lieu chaque année en l'honneur de la paix entre les royaumes. Cette cérémonie scelle l'harmonie et la coopération entre Arendelle, Dun Broch, Agrabah et Corona. Tous les habitants sont conviés dans l'une des vertes plaines de Dun Broch pour se souvenir du passé, se réjouir de leur présent et envisager leur futur. clique
Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]



 

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MessageSujet: Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]   Dim 12 Juil - 17:39

Sweet, sweet memories



Flood back to me




Les fêtes de Noël. Nous y étions presque ; le froid s’était installé depuis de nombreux mois, ayant apparemment élu domicile dans les vallées du Royaume-Uni, et la neige qui tombait en flocons lourds semblait paniquer tous les résidents de Londres. Les Moldus en oubliaient comment conduire une voiture, c’est pourquoi la gendarmerie était présente à chaque coin de rue du centre-ville, essayant tant bien que mal de réguler le trafic et rassurer la population. En rentrant du Ministère, un peu tôt car mes dossiers hebdomadaires étaient bouclés, j’avais voulu rentrer à pied pour profiter de l’atmosphère presque féérique du Londres enneigé, mais mon esprit était ailleurs, là où mon corps ne pouvait pas être.

D’ici quelques temps, deux jours avant Noël et un après le solstice, sonnera le jour de mon anniversaire. Mon premier depuis ma dispute avec mes parents, mon premier depuis que je suis seul au monde. L’échéance se rapprochait, et j’hésitais presque à rentrer la queue entre les jambes au manoir de Trondheim, pour fêter une semaine de réjouissances familiales. Je n’avais pas la force mentale pour les passer seul chez moi, devant un livre et avec un repas à emporter. Mon cœur se serrait rien qu’à l’idée de m’imaginer ainsi, misérable, et me conforta dans ma décision de rentrer pour un armistice. Peut-être pourrions-nous parler de ces derniers mois, de ma vie au Ministère, de leur vie en Norvège, d’Adalrik qui serait peut-être là. Je me gonflai d’impatience.

Ma décision était prise. Même si je me fâcherai probablement une fois de plus avec mon père à cause de nos divergences d’opinion, revoir ma mère me fera le plus grand bien. J’essayais de me conforter dans l’idée que si je frappais à la porte sans prévenir, des flocons pris dans mes cheveux, ils m’accepteront de nouveau sans discuter et tout redeviendra comme avant, ou presque. Je n’avais pas du tout envie de parler de mon adoption et de notre altercation qui s’ensuivit. C’était un événement que je préférerais oublier et pour lequel j’aimerais me faire pardonner.

Je bifurquai dans un petit carrefour et longeai une allée étroite et sombre. Après m’être assuré que personne ne traînait ici, je transplanai et arrivai sur la place principale de Pré-au-Lard. Ma dernière visite datait d’il y a un peu trop longtemps, mais je me souvenais encore à peu près des emplacements des boutiques. J’avais pour intention de ramener comme petit cadeau de retrouvailles des bonbons uniques, achetés chez Honeydukes, reconnu dans au moins toute l’Europe pour ses sucreries légendaires. Je ne m’attardai donc pas dans les autres échoppes et rentrai directement dans la confiserie. Comme je m’y attendais, un vendredi soir, le magasin était pris d’assaut par des adolescents descendus droit du château pour refaire leurs provisions avant de rentrer chez eux pour les vacances, ou pour avoir de quoi grignoter dans leurs Salles Communes, pour ceux qui restaient.

Jouant un peu des avant-bras pour me frayer un chemin parmi les gloussements et les ragots, j’arrivai à l’étagère des effets spéciaux, celle qui m’intéressait le plus. La vendeuse m’indiqua que je pouvais goûter à tout pour me faire une meilleure idée. Il était vrai que je n’avais pas avalé de bonbon explosif depuis plusieurs années, et que je ne me souvenais peut-être plus du résultat, qui ne devait pas être too much pour mes parents. J’en attrapai donc un et, après avoir vaguement étudié son aspect, le lançai en bouche. C’est à ce moment-là que quelqu’un choisit d’arrêter son chemin à côté de moi et de m’accoster librement. Je me retournai vers cette personne, incapable d’entendre quoi que ce soit, le visage rouge de l’explosion qui me piquait le palais et la bouche pleine de morceaux de bonbon. J’arrivai à articuler un « Hummm ? », espérant qu’elle comprenne que je demandais à peu près poliment qu’elle répète.




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MessageSujet: Re: Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]   Lun 13 Juil - 19:13

Christmas, candies & toffee



sweet, sweet memories



L'hiver était bien présent depuis quelques jours maintenant, et la neige avait recouvert le pays de son manteau blanc. Il faisait très froid mais j'aimais cette saison, synonyme de fête et de retrouvailles. Noël était une fête sacrée chez les Darling et il ne s'en passait pas un sans que toute la famille ne soit réunie, Peter se joignant à nous de temps en temps ; il était devenu comme un troisième fils pour Maman et un deuxième frère pour John et Michael. Je craignais d'ailleurs que celui-ci ne suive ses traces mais il semblait assez raisonnable pour comprendre que Peter n'était pas le garçon aussi sage qu'il prétendait être devant notre mère.

Je remontai mon écharpe sur mon nez et pressai le pas. J'avais quitté la chaleur du château pour aller faire mes achats de Noël sur Pré-au-Lard puisque je rentrai dans deux jours. J'étais déjà passée par Scribenpenne où j'avais acheté une jolie plume pour ma mère et un carnet pour mon oncle, chez Zonko j'avais trouvé un déguisement de pirate ultra-réaliste pour Michael et John m'avait demandé un animal magique (j'avais opté pour un boursouflet, sachant d'avance que personne ne serait importuné par une telle boule de poils). Il ne me restait plus que Papa et Peter. J'avais choisi de leur offrir des confiseries, les deux étant de grands gourmands, et je me dirigeai donc à grands pas vers Honeydukes.
L'odeur du chocolat et du sucre m'enveloppa dès que je passai la porte et j'eus un grand sourire. Rien ne valait Honeydukes pour être de bonne humeur. Personne ne pouvait résister aux bonbons ! Lentement, pour ne taper personne dans la foule, je déroulai mon écharpe et regardai les étals. Que choisir ? Je déambulai un peu puis je me souvins que Peter adorait les bonbons explosifs - adorer étant un terme loin d'être assez fort pour exprimer l'amour qu'il portait à ces friandises. Je me dirigeai donc vers le comptoir où ils étaient disposés, pour au final me retrouver derrière un homme qui me tournait le dos. Je n'avais aucun accès, aussi me raclais-je la gorge pour attirer son attention mais il ne sembla pas m'entendre. Je tirai gentiment sur sa manche.

« Excusez-moi monsieur... »

Il se retourna mais ne répondit pas, la bouche apparemment pleine, et je fus gratifiée d'un « Hummm ? ». Toutefois, j'étais loin de me formaliser, scotchée que j'étais devant sa beauté. On aurait dit un dieu nordique, avec sa peau pâle, ses yeux clairs et ses cheveux foncés, sa haute stature et ses vêtements de bonne fabrique. Quelques flocons finissant de fondre dans sa chevelure rajoutaient à la magnificence du tableau et seules ses joues rosies par le froid le rendaient humain. Je secouai la tête pour me remettre les idées en place. Ce n'était pas poli de fixer les inconnus de cette façon !

« Excusez-moi monsieur, j'aimerais accéder aux Explosifs derrière vous, s'il vous plaît... »

Au lieu de se décaler, il attrapa une boîte (Fraise-Menthe, parfait) et me la tendit. J'étais surprise mais ravie et je le remerciai d'un sourire - il ne semblait pas encore prêt à parler. Je le laissai à sa dégustation et recommençai à déambuler dans le magasin. Que voudrait mon père ? Des plumes en sucre ? Non. De fausses araignées au goût Cola ? Certainement pas ! Je venais de m'arrêter devant les caramels quand je fus rejointe.

« Excusez-moi mademoiselle... »

Je me retournai et me trouvai face à face avec l'inconnu de tout à l'heure.

« Oh » fut la seule chose que je parvins à articuler, avant de me décaler. Garde ton calme, Wendy !



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MessageSujet: Re: Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]   Mar 14 Juil - 0:58

Sweet, sweet memories



Flood back to me




Mes yeux ayant arrêté de me picoter, ma vue était redevenue normale, après quelques secondes de brume aveuglante. Je cherchai donc mon interlocuteur du regard, ne comprenant pas où il avait pu passer, jusqu’à ce que je baisse mes yeux, qui tombèrent sur une petite jeune femme, visiblement en grand émoi. Ses joues étaient rouges, ses yeux brillants et ses mains légèrement tremblantes. Elle devait certainement être malade ; j’avoue que rester trop longtemps dehors par ce froid et ce vent glacial pourrait aliter même le plus grand et valeureux des guerriers.

Elle avait un visage tout à fait innocent, et ses armoiries aux couleurs de la maison d’Helga Poufsouffle me confirmaient cette impression. Ses yeux fixés droit devant elle étaient grands ouverts sur la beauté du monde, contrairement à ceux de la plupart des adultes qui se refermaient cruellement. Elle devait avoir un peu plus de la vingtaine, mais ses traits angéliques la faisaient paraître tout juste majeure. Sa requête me tira cependant de mes observations, et sans réfléchir à la politesse de base, j’attrapai une boîte au hasard – à vrai dire, je n’avais même pas remarqué qu’il y avait plusieurs parfums, reproche que je me suis fait quelques instants plus tard – et lui tendis sans un mot, la bouche encore pleine de sucre mâché.

Elle avait l’air satisfaite et contente, aussi passais-je vite à autre chose. Je pus enfin avaler mon bonbon, et sous les conseils avisés de la vendeuse, je choisis une boîte à explosion modérée, goûts fruits rouges et orange. Je jetai un dernier coup d’œil circulaire à la boutique, pour être sûr de n’avoir rien oublié, et mon regard s’arrêta sur la jeune fille, qui semblait un peu perdue devant les immenses étagères pleines de caramels atypiques. Emmitouflée dans son long manteau, elle avait le regard dans le vide, probablement concentrée sur son choix. Je fus pris d’immenses remords de lui avoir donné une impression aussi mauvaise, et décidai de retourner la voir et d’appliquer le code du gentleman pour lui faire comprendre que non, je n’étais décidément pas un rustre boudeur.

Je m’avançai vers elle et l’apostrophai d’une voix assurée mais pas trop puissante, afin d’éviter d’attirer l’attention des curieux. Je détestais que des vautours en mal de ragots laissent traîner leurs oreilles là où elles ne devraient pas être, c’est-à-dire dans les conversations des autres.
La jeune femme se retourna, visiblement bouche bée. Je me félicitai, j’avais bien fait de vouloir corriger la manière dont les choses s’étaient déroulées.

Comme d’habitude, les mots découlèrent d’eux-mêmes :

« Excusez-moi de vous déranger, encore une fois. Je ne sais pas trop comment amener ça, mais je souhaitais vous présenter mes sincères excuses pour mon comportement de tout à l’heure. Visiblement, mon cerveau avait dû exploser en même temps que ce bonbon. J’avoue que je ne m’attendais pas à un tel effet de la part d’une sucrerie. »

Un peu gêné, je passai ma main dans mes cheveux, ce qui étala les cristaux de neige fondus afin qu’ils sèchent plus vite.

« Vous avez l’air de bien connaître ces bonbons, probablement mieux que la vendeuse. Je souhaiterais les acheter pour mes parents, qui ont autour de la soixantaine. Je voudrais qu’ils goûtent à quelque chose qu’ils ne connaissent pas. »

Me vint ensuite l’idée que tous les anglais connaissent certainement Honeydukes, et qu’elle prendrait mes parents pour des illuminés ou des hommes préhistoriques, ce que je ne souhaitais évidemment pas. Je ressentis alors le besoin de préciser la chose.

« Ils sont Norvégiens, donc aucune chance qu’ils connaissent le magasin ; c’est d’ailleurs une des rares enseignes à succès qui ne se soit pas exportée. C’est peut-être ce qui fait son charme, d’ailleurs. Ce goût dans la bouche, l’impression de rentrer à Poudlard à chaque fois qu’on veut des bonbons. »

Je souris légèrement, un peu perdu dans mes pensées, puis clignai des yeux et repris la conversation.

« Bref, revenons-en à nos moutons. Ils ont environ soixante ans, et bien que mon père se soit un peu laissé aller avec le temps, il est toujours fort, et ma mère toujours dynamique. J’aimerais quelque chose qui change un peu, et je pense que ces bonbons sont le bon choix, j’aimerais juste qu’ils ne soient pas trop puissants et qu'ils les apprécient. Qu’en pensez-vous ? »




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MessageSujet: Re: Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]   Sam 25 Juil - 23:58

Christmas, candies & toffee



sweet, sweet memories



Je n'avais pas encore réussi à me faire à l'idée qu'il était venu me parler - lui, un homme plus beau qu'un dieu alors que je n'étais qu'une étudiante - et je mis quelques secondes à comprendre qu'il s'excusait pour son comportement de tout à l'heure. Je ne pouvais que reconnaître qu'il était poli et à cheval sur les bonnes manières mais ne pouvais comprendre pourquoi il s'excusait. Je veux dire, personne n'était blessé ou vexé ou je ne sais quoi, il n'avait juste pas parlé parce qu'il avait la bouche pleine... Aux dernières nouvelles, c'est tout à fait normal de ne pas ouvrir la bouche alors qu'elle est remplie !
Il ne me laissa pas en placer une et le couper était hors de question. Il faisait l'effort de reconnaître que son comportement n'avait pas été très exemplaire (même si je m'en fichais royalement, comme j'ai essayé de l'expliquer plus tôt), aussi je ne pouvais me permettre de faire preuve d'un manque de politesse. La suite de la conversation prit toute fois un tour assez... inattendu.

Il me demandait des conseils en matière de bonbons.

J'essayai de ne pas laisser ma mâchoire se décrocher sous la surprise. Il ne parut pas remarquer mon effarement, aussi je le masquai le plus vite possible. Si j'affectais un air paisible et à l'écoute, mon esprit lui, était en ébullition. Un inconnu, magnifique, me demande des conseils en matière de sucreries, à moi, pauvre étudiante beaucoup trop sérieuse qui n'en mange presque pas et n'y connaît presque rien. Toutefois, je passais quasiment pour une experte à côté de lui. Et qu'il dise que j'avais l'air de m'y connaître mieux que la vendeuse, dont c'était le métier, me fit rosir.

« Qu’en pensez-vous ? »

Ce que j'en pensais ? Pas grand chose. Je n'arrivais même pas à trouver une idée pour mon père, que je connaissais depuis toujours, alors pour ses parents à lui, dont j'ignorais tout ! Mais je tenais à l'aider. Il y avait quelque chose dans son attitude, dans ce qu'il dégageait, qui me touchait.

« Eh bien, pour être franche... Je n'y connais pas grand-chose en matière de confiseries. » répliquai-je dans un murmure gêné. Je tortillai une boucle de cheveux. « Tout ce que j'y connais, c'est le nom des bonbons préférés de mon meilleur ami, rien de plus... » Je lui offrais un sourire d'excuse mais je repris la parole rapidement, devant l'air déçu qui ornait ses traits. « Mais je veux bien vous aider quand même ! Je ne sais pas vraiment si je serai d'une grande aide mais ce n'est pas grave. » Mon sourire s'agrandit et s'affermit. « Je m'appelle Wendy Darling mais vous pouvez m'appeler Wendy. »

Autant partir sur de bonnes bases ! Je lui tendais une main amicale, pour qu'il la serre. Puis je me souvins de ce pourquoi il était revenu vers moi. J'avais failli oublier !

« Oh, et pour tout à l'heure, ce n'est pas grave du tout ! C'est tout à fait compréhensible que vous n'ouvriez pas la bouche alors que vous êtes en train de manger ! »

D'autres personnes, dont un certain garçon roux, n'avaient pas les mêmes précautions.



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MessageSujet: Re: Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]   Ven 28 Aoû - 3:36

Sweet, sweet memories



Flood back to me




La jeune femme semblait plutôt sonnée, rougissait de temps en temps et avait l’air ne pas savoir quoi dire. Visiblement gênée, je m’amusais un peu de la situation mais étais pris de quelques doutes : je n’avais rien fait pour la mettre mal à l’aise, et commençais à penser que mes mots ou mes actes l’avaient blessée, de quelque façon que ce soit. Ou que je la répugnais, pour une raison qui m’échappait. Répugner les gens, chez moi, était une impression récurrente, aussi fus-je déçu de constater qu’il semblait en être de même pour elle.

Elle commença à s’excuser pour son incompétence et à refuser, bien que poliment et doucement, mon offre. Je ne pouvais lui en vouloir et m’apprêtai à prendre congé, lorsqu’elle ajouta qu’elle ferait tout son possible pour m’aider. Elle me souriait gentiment, si gentiment, je n’avais pas vu cette expression de bienveillance sur un visage depuis si longtemps. D’une étrange façon, elle me rappelait ma mère, sa douceur, sa bonté, sa générosité. Je lui rendis son sourire sincère et contagieux et répondis à ses présentations et à sa poignée de mains.

« Je suis enchanté de vous connaître, Wendy. Je m’appelle Levi Odinson, et à votre tour, vous pouvez m’appeler Levi. Je travaille au Ministère de la Magie. »

Je laissai échapper un petit rire lorsqu’elle m’excusa pour tout à l’heure. J’appréciais sa politesse, rare chez des adolescents.

« Ehehe, c’est gentil à vous. D’autres m’auraient probablement pris pour un mufle, alors que j’essayais, en vérité, d’être tout le contraire. Je vois que vous avez bien perçu mes intentions, ce qui me réjouit. »

Je m’arrêtai de parler, pensant qu’elle comblerait le vide avec d’autres politesses, mais elle n’en fit rien, plutôt timide. Un silence gêné s’installa, et je cherchai un moyen pour qu’il s’évanouisse. Je tendis alors le bras pour attraper deux friandises, ressemblant vaguement à des cacahuètes, dans une boîte de libre-service à proximité, dont l’étiquette était devenue illisible, et en tendis une à Wendy, avec un grand sourire, avant de mordre doucement dans la mienne.

Oh mon dieu. C’était un nid de cafards. Un nid de cafards ! Faen* !

Je n’avais jamais eu l’occasion d’en goûter, et à vrai dire, ils ne faisaient absolument pas partie de ma liste de choses à essayer avant de mourir. J’avais une sainte horreur des insectes grouillants, et sentir le goût de l’un d’entre eux partout dans ma bouche me donnait envie de vomir tout le contenu de mon estomac. Mes yeux étaient grands écarquillés, et je plaquai une main sur la bouche avant de rassembler mon courage et de l’avaler. La sensation disparue, les larmes qui m’étaient montées aux yeux s’évanouirent en un instant. Soudain, je repensai à Wendy – je n’avais décidément pas l’âme aussi chevaleresque qu’Adalrik – et la vis, à mon grand soulagement, toujours avec le nid de cafard entre les mains. Alors qu’elle s’apprêtait à mordre dedans, je hurlai un « non ! » épouvanté et lui arrachai des mains, le reposant vivement dans sa boîte originelle. Elle me lança un regard perplexe, et, alors que les yeux de la moitié de la boutique s’étaient posés sur moi suite à mon cri, je lui expliquai rapidement la situation, encore chamboulé et le souffle court.

« Oh mon dieu, pardonnez-moi. Je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un nid de cafard quand je l’avais en bouche – enfin, j’imagine que c’en était, parce que je n’avais jamais voulu en manger avant – et c’était tellement désagréable et immonde que je ne vous souhaitais pas ça. Veuillez m’excuser. »

Pour faire passer le goût qui me restait en travers de la gorge, je choisis un échantillon d’un bonbon que je connaissais déjà. Une fois mordu, il me fit sortir de la fumée par les oreilles. Je plissai les yeux sous le bruit qui m’était assourdissant, espérant faire rire Wendy.

« Je pense finalement, après une intense réflexion, prendre les Explosifs. Avez-vous fait votre choix ? J’aurais espéré que nous puissions prendre un verre. Il me faut reprendre mes esprits après ces derniers événements difficiles, et je dois dire qu’un peu de bonne compagnie me ravirait. M’en feriez-vous l’honneur ? », lui proposai-je avant de lui tendre mon bras.

Plus tard, il m’est venu à l’esprit que ma proposition, purement amicale vis-à-vis de cette jeune femme qui me semblait avenante, aurait pu être largement considérée comme une tentative de drague. Je soupirai de ma maladresse.

*Faen = Shit




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MessageSujet: Re: Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]   Mar 1 Sep - 18:59

Christmas, candies & toffee



sweet, sweet memories



L'entendre rire me fit plaisir, il ne semblait pas le genre d'homme a rire très facilement - et pas parce qu'il n'en avait pas envie. Mais une fois qu'il eut fini de parler, je ne sus quoi répondre, aussi un silence gêné vint s'installer entre nous. Je voulais lui répondre, vraiment, mais je ne trouvais plus rien à dire.
Il avait lui aussi dut sentir le changement d'atmosphère car je le vis tendre un bras pour attraper deux friandises à côté de nous et m'en donner une, que j'acceptai. Toutefois, à peine en main, je les reconnus immédiatement : nids de cafards. En sixième année, Peter avait crû drôle de m'en faire goûter un, en le faisant passer pour une cacahuète - je n'avais plus touché aux arachides depuis. Mais Levi avait déjà engouffré le sien avant que je n'ai pu le prévenir. Le pauvre.

L'observer en train de manger fut très drôle pour le coup : il passa de la phase "Hum, un bonbon" à la phase "Tiens, c'est étrange" puis ce fut "Oh mon dieu" avant d'être "AU SECOURS JE VAIS VOMIR" et je me revis, il y a quelques années, à sa place. Discrètement amusée, je portai ma propre friandise à ma bouche pour voir sa réaction, qui fut un peu plus disproportionnée que je ne l'espérai. Son « non ! » résonna dans la confiserie tandis qu'il m'arrachait le bonbon des mains, et je lui lançai un regard perplexe. Il avait réagi un peu trop fort, ce n'était pas non plus comme s'il avait voulu m'empoisonner... Ou bien détestait-il les insectes à ce point ?

Son explication me fit sourire, et je me retins de lui dire que j'avais reconnu l'immondice avant qu'il ne me l'arrache - je ne tenais pas vraiment à l'humilier ou quoique ce soit. Je gloussai devant la tête qu'il fit après avoir mangé un bonbon pimenté. Il reprit la parole et je rosis lorsqu'il me tendit son bras, que j'acceptai.

« Eh bien, il me manque encore une friandise à acheter mais je pense que je vais choisir un paquet de Chocolate fudge, mon père adorera. Quant à une bièraubeurre, c'est bien volontiers ! Je vous suis ? »



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MessageSujet: Re: Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]   Sam 5 Sep - 18:14

Sweet, sweet memories



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Enthousiasmé par notre sortie au pub, j’attendis patiemment que la demoiselle règle ses achats à la caisse puis en fis de même. Je faillis me proposer pour les lui offrir, mais je me rappelai qu’elle n’avait pas fait ces emplettes pour elle, mais pour un cadeau ; il aurait été très malvenu et irrespectueux de lui faire cette proposition.

Elle reprit mon bras sur le seuil de la porte et nous nous mîmes tranquillement en chemin, traversant la longue et sinueuse rue principale dont l’extrémité abritait les Trois Balais. Nous parlions de tout et de rien, mais la conversation ne menait pas à grand-chose ; on aurait dit deux amis de longue date qui se retrouvaient et qui posaient des questions impersonnelles, comme « et le boulot, ça va ? ». J’étais néanmoins parfaitement conscient que je m’entendais vraiment bien avec la discrète jeune femme, et j’étais content de pouvoir parler de divers sujets avec quelqu’un qui partageait mon avis.

Je choisis une petite table près du mur, loin d’un groupe de cinq élèves qui avaient manifestement trop bu et dont le jeu actuel semblait être de hurler des insanités aussi fort qu’ils le pouvaient. La serveuse, une jeune brune dont l’allure générale me laissait penser que je la connaissais, de près ou de loin, vint prendre notre commande. Je fis signe à Wendy de demander tout ce qu’elle voudrait, et j’ajoutai « la même chose pour moi » à l’attention de la serveuse.

Après une étude rapide de la clientèle du pub, une jeune blonde décolorée et au style remarquable attira mon attention. Elle ne faisait que jeter des coups d’œil inquisiteurs à la serveuse et je compris immédiatement qui elles étaient. L’avantage, au Ministère, c’est qu’on connait vraiment beaucoup de monde. Tous ceux qui y travaillent, déjà. Nos collègues, même si on ne se croise jamais. Leurs compagnes ou compagnons, par la force des choses. Je me targuais aussi d’avoir une bonne mémoire, et je me souvenais en général plutôt bien du faciès et du nom des sorciers qui venaient juste pour un rendez-vous ou pour une affaire en cours.

La petite brune était Lyanna MacLochlainn, qui avait été déshéritée par sa famille de Sang Pur pro-Sang Pur après une série de très mauvais choix, dont son métier et sa compagne. Le procès avait été terrible, sec et expéditif. J’y étais, comme le requiert le règlement en place lors des affaires qui tournent autour des anciennes familles sorcières. J'y étais aussi pour une toute autre raison. Un contrat me liait à elle : nos deux familles nous avaient promis l'un à l'autre pour maintenir la pureté de notre sang, et je devais faire partie des premiers à connaître le verdict du jury afin de savoir si je pouvais enfin me réjouir.

Je décidai d’en informer Wendy, pour un peu qu’elle s’intéresse aux histoires des autres. Je voulus toutefois lui cacher certains détails embarrassants appartenant désormais au passé.

« Vous voyez la serveuse aux cheveux mi-longs ? C’était l’héritière d’une famille Sang Pur, les MacLochlainn. Elle a été déshéritée, parce qu’elle a souhaité avoir un métier considéré comme étant de bas étage et parce qu’elle n’était pas attirée par les garçons, incapable alors d’accepter son promis. Qui, je dois l'avouer, s'en est trouvé ravi, mais c'est une toute autre histoire. »

Je fis une petite moue et essayai de fournir à Wendy une conversation qui serait digne d’intérêt pour une étudiante. Je réfléchis. Inutile de parler de mon métier, ou de ses cours. De ses fréquentations ? Pourquoi pas.

« Dites m’en un peu plus sur vous. Comme cette femme l'était, êtes-vous promise ? Simplement en couple avec celui que vous aimez ? Célibataire ? »

Nos boissons arrivèrent et je souris nerveusement à la serveuse. Elle et Reed m'avaient très certainement reconnu ; je m'attendais à chaque instant à la visite impromptue de la fougueuse blonde, quelques fois piquée par d'étonnantes crises de jalousie, qui n'ont pourtant absolument rien de logique. Un peu crispé sur ma chaise, j'avoue que je n'avais pas prévu la présence de ces deux-là en même temps, toujours explosives.

Sirotant ma Bièraubeurre, je revenai à Wendy.





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MessageSujet: Re: Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]   Ven 11 Sep - 1:36

Christmas, candies & toffee



sweet, sweet memories



Une fois nos achats faits, nous sortîmes du magasin et l'air froid nous mordit les joues, pour mon plus grand plaisir. Il faisait bien trop chaud à l'intérieur ! Je remontai mon écharpe sur mon nez puis il me prit le bras et nous partîmes en direction des Trois Balais. La discussion resta très vague mais j'aimais bien, une sorte de complicité simple naissait entre nous et nous n'avions pas besoin de raconter grand chose pour nous comprendre. C'était une sensation très agréable que de se sentir appréciée sans être jugée.
J'avais beau avoir été contente de quitter la chaleur étouffante de Honeydukes, le feu de bois du pub fut plus qu'apprécié lorsqu'on en passa le seuil. Il nous guida dans un coin de la salle, loin d'un groupe tapageur que je ne reconnus pas - très certainement des premiers cycles. La serveuse arriva pour prendre nos commandes et je lui demandai une bièraubeurre, suivie par mon nouvel ami. Je retirai mon écharpe et mon manteau pendant que Levi observait les alentours et une fois que je fus parfaitement installée, il me raconta l'histoire de la jeune femme qui nous avait servis. A bien la regarder, elle devait être à peine plus vieille que moi... La pauvre.

Lorsqu'il évoqua ma vie sentimentale, je rougis. Que dire ? Ce que je vivais était étrange. Entre les sentiments plus qu'évidents que Peter avait pour moi et la relation plus qu'ambiguë que j'avais avec James, je ne savais plus trop où j'en étais. Que dire ? Que taire ? Levi était encore un inconnu mais je savais que je pouvais avoir confiance en lui... et peut-être était-il de bon conseil. Avec un physique aussi agréable, il devait avoir eu de nombreuses conquêtes, non ?
L'arrivée de Lyanna me laissa le temps de décider quoi dire et je sirotai un peu ma boisson pour me donner du courage. Je captai toutefois le sourire nerveux de Levi pour la serveuse et le regard qu'il lança à une blonde décolorée et outrageusement maquillée. Se pourrait-ce que... Etait-ce à lui qu'elle avait été fiancée ? Je me promis de l'interroger sur ce point, plus tard. Pour l'instant, je devais répondre à sa question.

Je toussotai un peu pour me donner une certaine contenance et plongeai mon regard dans mon verre, avant de prendre la parole. Je me sentis rougir presque immédiatement.

« Et bien... Je ne suis promise à personne, du moins pour l'instant. Je suis née-moldue, les mariages arrangés ne font plus partie de nos traditions depuis longtemps maintenant. Quant à être en couple... » Je me mordillai la lèvre, troublée. Etais-je en couple avec James ? « Je ne peux pas vraiment dire que je suis en couple. Il y a bien ce garçon, avec qui j'ai... partagé des choses mais notre relation est si compliquée que je ne pourrais mettre d'étiquette pour la définir. »

Je devins écarlate au souvenir de la tour et bus une longue gorgée de ma boisson pour essayer de noyer ma gêne - je ne réussis qu'à manquer de m'étouffer et une quinte de toux me soulagea. Un regard lancé à mon compagnon de table m'apprit qu'il avait l'air de s'inquiéter pour moi et je tentai de le rassurer d'un sourire : tout allait bien. Je décidai de lui retourner sa question.

« Et vous ? Partagez-vous votre vie avec quelqu'un ? »



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MessageSujet: Re: Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]   Lun 14 Sep - 0:12

Sweet, sweet memories



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Wendy, après m’avoir expliqué ses histoires de cœur récentes, sembla très gênée, au point de presque s’en étouffer. Je me doutai bien de ce qui s’était passé entre elle et ce garçon, et fus presque déçu de constater qu’elle était, finalement, comme tous les autres adolescents. Je levai un sourcil pour lui demander implicitement si elle s’en remettait, ce à quoi elle me répondit tout aussi silencieusement.

« Partagez-vous votre vie avec quelqu'un ? »

La question, pourtant tout à fait attendue, laissa un vide en moi. « Non », aurais-je été tenté de lui répondre, du tac au tac. Mais finalement, je me surpris à penser aux autres sens de cette question. Elle entendait probablement par là si j’avais une fiancée, une femme, pour me rendre la pareille, mais le plus proche que j’avais d’une femme était Natasha, avec qui, finalement, je partageais ma vie. C’était différent, mais quand même pareil.

Je voulus être aussi honnête que Wendy l’a été, et rentrai un peu plus dans les détails.

« Pour tout vous dire, je viens d’une famille Sang-Pur qui n’attache plus beaucoup de valeur à la pureté du sang – si mes parents sont tous les deux Sang Pur, je pense que c’est un hasard, parce qu’ils se sont choisis d’eux-mêmes, et voudront que mon frère et moi en fassions de même. Mais par un concours de circonstances un peu étranges, j’ai été promis, comme vous avez dû deviner, à la jeune femme là-bas. Heureusement, le contrat a été rompu. Désormais, la personne qui partage ma vie s’appelle Natasha, mais ce n’est pas au sens où vous l’entendez. Elle est ma meilleure amie, comme une sœur pour moi. Mais je ne suis pas amoureux, non. Je ne l’ai jamais été, et je ne pense pas l’être un jour. Ça me dépasse un peu, et grâce à Natasha, je ne me sens pas vraiment seul, donc je ne ressens pas le besoin d’être en couple. »

Lorsque je vis sa mine déconfite, je souris, une main dans les cheveux. Elle semblait, un peu gênée, ne pas savoir quoi dire ou que faire, aussi une idée un peu saugrenue me vint à l’esprit.

« J’ai beau n’avoir aucune expérience en ce qui concerne l’amour, je suis de bon conseil, d’ordinaire ! Si vous m’en dites un peu plus, je peux essayer de vous aider à mettre votre tête au clair en ce qui concerne ce jeune homme », l’invitai-je alors. Cette séance de psy improvisée promettait d’être divertissante !





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MessageSujet: Re: Sweet, sweet memories [Wendy & Levi]   Mar 15 Sep - 15:48

Christmas, candies & toffee



sweet, sweet memories



Ma question sembla provoquer une sorte de réflexion, chez Levi. Etait-ce si compliqué de répondre ? Je m'attendais juste à un « Oui » ou un « Non », pas à une dissertation sur le sujet... Mais j'attendais tout de même avec impatience sa réponse qui, j'en étais sûre, n'en serait que plus intéressante puisque différente de ce qu'on pouvait entendre normalement. J'avais du paraître tellement... banale, avec mes histoires de coeur compliquées ! Et il avait du très bien comprendre de ce qu'il en retournait.
Enfin, il m'expliqua sa situation. J'avais donc deviné juste quant à Lyanna et lui mais, sans connaître réellement aucun d'entre eux, j'étais contente qu'ils n'aient pas été mariés. Même à travers la salle on pouvait sentir l'amour qui liait les deux jeunes femmes et l'éclat qui brillait dans les prunelles de Levi quand il évoqua cette Natasha me laissa penser que peut-être, elle était plus qu'une sœur pour lui et qu'il ne s'en était pas encore rendu compte. Mais je me tus, ce n'était certainement pas ma place de lui dire cela. Surtout que je ne connaissais pas la Natasha en question !

Il n'empêche, je ne pouvais pas m'empêcher d'être légèrement déçue de sa réponse. Ça avait beau être différent et sortir de l'ordinaire, c'était un peu vide... Toujours plus consistant que ce que j'avais pu lui dire mais quand même. Aussi, je ne sus quoi lui répondre quand il eut fini. « Je suis contente pour vous, tant que vous êtes heureux. » ? Non, trop bateau. Et étais-je vraiment contente pour lui ? Je voulais creuser l'histoire d'avec Natasha mais n'osais pas.

« J’ai beau n’avoir aucune expérience en ce qui concerne l’amour, je suis de bon conseil, d’ordinaire ! Si vous m’en dites un peu plus, je peux essayer de vous aider à mettre votre tête au clair en ce qui concerne ce jeune homme. »

Je haussai légèrement les sourcils, prise au dépourvu. Euh, vraiment ? Il ne savait pas dans quoi il s'embarquait là... En même temps, son regard extérieur pourrait m'être utile pour défricher mes sentiments. Je me lançai.

« Je préfère vous prévenir immédiatement, ce ne sera pas simple. Nous avons un passif assez... particulier. Lui et moi nous connaissons depuis notre arrivée au château, bien qu'il ait un an de plus que moi. Quand j'étais petite, mon oncle avait inventé pour moi un personnage de conte que j'avais adoré au point d'en faire mon ami imaginaire. Forcément, quand je suis arrivée à Poudlard, cet ami m'avait accompagné et je m'amusais à avoir toutes sortes d'aventures avec lui dans les couloirs. Un jour, ce garçon a commencé à m'embêter. Il était toujours méchant, à chercher la petite bête. Je ne me laissais pas faire mais c'était douloureux. Il n'était, hélas, pas le seul à se moquer de moi mais c'était toujours lui qui était le plus dur. » Je laissai échapper un soupir, les yeux dans le vague, l'esprit tout à mes souvenirs. James avait vraiment pu être terrible des fois. « Nous avons grandi dans ce climat de guerre et de haine, à toujours nous cracher à la figure dès que nous le pouvions. Pourtant, lorsque nous nous retrouvions seuls ou en petit comité, cette tension quasi-meurtrière devenait toute autre, sans que nous ne sachions quoi exactement. Un soir de fête, il y a deux ou trois ans, nous nous sommes retrouvés à danser ensemble et - » je rougis à ces mots « - nous avons failli nous embrasser. Seulement, je l'ai insulté avant. Poisson pourri, l'ai-je appelé et jamais je n'ai autant regretté ces paroles. Je veux dire, ce n'était pas mature de ma part et il me semblait que cela l'avait vraiment blessé. Je ne sais toujours pas pourquoi la pensée qu'il puisse souffrir me répugne. » Je me tus quelques instants pour reprendre mon souffle et boire une gorgée de ma boisson, laissant le temps à mon interlocuteur d'assimiler ce que je venais de raconter. Lorsque je fus sûre qu'il ne dirait rien, je repris. « Depuis cette soirée, plus rien n'a été pareil. Nos disputes étaient encore plus virulentes, encore plus terribles. Pourtant, toujours je retenais mon meilleur ami lorsqu'il voulait aller lui casser la figure... Peut-être parce que je considérais que c'était un problème entre lui et moi, peut-être parce que je voulais être la seule à pouvoir le blesser, peut-être parce que je ne voulais pas qu'il ait mal. Je n'en sais rien. » Je baissai les yeux dans mon verre. « Il faut savoir aussi que, depuis mon arrivée à l'école, je me rends tous les soirs à la tour d'astronomie pour observer les étoiles. » J'esquissai un sourire à cette pensée, sourire qui s'estompa à mesure que mes joues s'empourpraient. « Récemment, les sous-sols du château ont été inondés mais je pense que vous êtes au courant. En tant que Poufsouffle j'avais été relogée chez les Serdaigle, lui était parti chez les Gryffondor. Je m'étais isolée à la tour d'astronomie comme d'habitude quand il me rejoint. Ce n'était pas prévu et chacun de nous aurait voulu que l'autre s'en aille mais nous finîmes par abandonner. Nous en avions tout deux plus qu'assez de nous battre et pour une fois, la trêve était préférable à la guerre. Il avait amené alcool et, hum, herbe à fumer et par défi, je lui piquai un peu de chaque... Ce qui nous mena dans une situation quelque peu... compromettante. L'arrivée de celle que je considère comme ma petite sœur nous empêcha de faire quelque chose que nous aurions tous les deux regretté et depuis, lorsque nous nous croisons dans les couloirs, ce n'est plus haine et colère qui se dégagent de nous mais une sorte de manque et de... de désir. » Je relevai les yeux vers Levi, dont le visage n'était plus qu'un masque impénétrable. « Je ne sais pas vraiment si pourrez en déduire quelque chose et m'aider mais en tout cas, merci de m'avoir écoutée. C'est la première fois que je racontais cette histoire. » Je bus un peu, avant de rajouter quelques détails qui m'avaient échappés. « Vous dire son nom ne servirait à rien, vous ne le connaissez sûrement pas, mais il m'a toujours fait penser au méchant des histoires de mon oncle, le Capitaine Crochet... » Je devins un peu rêveuse. « Peut-être parce qu'il lui manque un doigt...? »



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