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Event 1
Commencez l'aventure maintenant en participant au banquet qui a lieu chaque année en l'honneur de la paix entre les royaumes. Cette cérémonie scelle l'harmonie et la coopération entre Arendelle, Dun Broch, Agrabah et Corona. Tous les habitants sont conviés dans l'une des vertes plaines de Dun Broch pour se souvenir du passé, se réjouir de leur présent et envisager leur futur. clique
Friendly time [Levi x Natasha]



 

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MessageSujet: Friendly time [Levi x Natasha]   Jeu 3 Sep - 23:44


   
Friendly time

Ft. Levi N. Odinson
   

   
Je fermai les yeux, un sourire au bord des lèvres et la douce caresse du soleil quasi-printanier sur ma peau. J'avais réussi à traîner Levi hors du bureau et surtout, dans un parc de Londres. Oui, Levi, dans un parc ! Alors qu'il a horreur de la saleté et de la nature... Mais j'avais réussi à le convaincre en utilisant des arguments convaincants comme le fait qu'il allait se ruiner la santé à rester enfermé toute la journée... et je l'avais menacé de lui jeter un sort quand il avait refusé. Je n'accepte pas facilement que l'on me dise non après tout.
Nous étions à présent installés dans l'herbe de Hyde Park et si j'en profitais pour faire le plein de vitamine D, lui préférait se cacher sous un arbre non loin, assis sur son manteau, bien que terrifié à l'idée de le salir - comme si la lessive n'existait pas ! J'avais essayé de le rassurer, de l'acheter avec des friandises de chez Honeydukes mais rien n'y faisait : il ne bougerait pas. J'avais fini par abandonner et m'allonger, en débardeur et short malgré le fond de l'air frais. Mais eh, au moins mes racines russes me servaient à ne pas tomber malade !

Un grognement se fit entendre de sous le saule où mon ami s'était installé et je ne pus retenir un petit rire, ce qui le fit grogner encore plus. Qu'il était bon de se retrouver comme ça ! On se croirait presque de retour à Poudlard...

▬ Lev ? appelais-je sans bouger. Un vague bruit neutre me fit savoir qu'il m'avait entendue. Tu te rappelles de quand on était à l'école ? Des moments qu'on a passés dans le parc, toi à réviser et moi à me prélasser ? Je laissai passer quelques secondes avant de reprendre. Ça me manque, tout ça.

Je me redressai et pliai mes jambes sous moi pour me retrouver en tailleur. Je sentis les regards de presque tous les hommes se tourner vers moi mais les ignorai et m'étirai comme un chat avant de me lever et de rejoindre Levi d'une démarche chaloupée. Je m'installai à côté de lui et posai ma tête sur son épaule - les regards devinrent jaloux puis se dispersèrent. Je ne pus retenir un sourire railleur, reçu par un soupir désabusé de mon meilleur ami. Je pris un air innocent.

▬ Quoi ?
   
   
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MessageSujet: Re: Friendly time [Levi x Natasha]   Sam 5 Sep - 18:56

Friendly time



Souviens-toi des moments divins, Planants, éclatés au matin, Et maintenant, nous sommes tout seuls




A travers les branchages du saule sous lequel j’étais péniblement assis, les rayons du soleil se jouaient de moi, chauffaient désagréablement mes cheveux noirs et m’éblouissaient. Je vérifiais sans cesse qu’il n’y ait pas d’excréments d’animaux à proximité et pensais, le cœur serré, à mon pauvre manteau qui devait côtoyer vers, insectes et autres immondices.

Je n’étais pas fâché contre Natasha de m’avoir traîné – c’était le mot – à Hyde Park. Je ne pouvais pas l’être ! Par contre, n’importe qui d’autre aurait fini en cendres dans mon aspirateur, mais j’étais certain qu’elle savait l’honneur que je lui faisais. J’appréciais chaque moment passé avec elle et je ne m’ennuyais jamais en sa présence : sa personnalité enflammée suffisait à rendre ces instants uniques en leur genre.

Mes fesses ne bougeaient pas d’un pouce et j’étais tout tendu, tandis qu’elle n’hésitait pas à se rouler par terre, les cheveux dans l’herbe. Je faillis la réprimander comme une enfant – « Tu ne sais pas ce que ces brins d’herbe ont vécu ! Il y a peut-être du pipi de chien dessus, et tu laisses traîner tes cheveux dessus ! » – mais jugeai qu’elle était désormais assez grande pour assumer la saleté dans laquelle elle se trouvait.

Une guêpe vient m’ennuyer en tournant autour de moi, ce qui me fit grommeler. J’entendis le rire de mon amie qui me taquinait, et y allai carrément du grognement, à moitié pour l’amuser.

Soudain, je vis son visage redevenir sérieux. Curieux de savoir ce qu’elle avait à m’annoncer, je fis mine de ne pas l’avoir remarqué. Elle m’appela, et je répondis d’un « hm ? » désintéressé.

Elle s’assit à côté de moi et posa sa tête contre moi. Pour faire abandonner les jaloux, je passai mon bras autour de ses épaules. Je la vis sourire largement, et soupirai.

« Rien, c’est juste que… J’avoue que j’ai du mal à comprendre. Tu as pu… vivre certaines choses, mais regarde tous les hommes qui seraient prêts à beaucoup pour toi alors qu’ils ne connaissent même pas ton nom. Et pourtant, tu t’obstines à rester seule. Ce n’est pas pour me déplaire, puisque je peux te garder pour moi, mais je me demande si tu ne serais pas plus heureuse ainsi. Y as-tu déjà réfléchi ? »

Revenant à sa mélancolie d’origine, je me pris à rêvasser au temps où tout allait encore très bien, où je n’étais qu’un petit préfet travailleur et elle… elle n’avait pas trop changé.

« Moi aussi, ça me manque, Tasha. C’était bien, le temps où tout était plus facile, plus rigolo, où on n’avait pas à se soucier de si on n’avait pas oublié de payer cette dernière facture. Dire que j’avais hâte de rentrer dans la vie active, d’en avoir fini avec les parchemins sur tous les sujets qu’on peut trouver… Quelle erreur ! Mais c’était le temps où on n’avait rien fait, où on était innocent et où on rêvait de notre avenir… »

A ces mots, je me rendis compte que j’en avais peut-être un peu trop dit. Je me mordis la lèvre et jetai discrètement un coup d’œil à mon amie, qui fronçait légèrement les sourcils.




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MessageSujet: Re: Friendly time [Levi x Natasha]   Jeu 10 Sep - 19:23


   
Friendly time

Ft. Levi N. Odinson
   

   
A son habitude, Lev me réprimanda gentiment sur mon comportement, apportant cette fois-ci une dimension un peu plus... adulte à la discussion habituelle. Aussi, je ne comprenais pas trop pourquoi il me parlait de cette partie de moi à ce moment là. Il savait pourtant mieux que quiconque quelle carapace je m'étais forgée pour ne pas souffrir... J'y avais réfléchi, maintes fois, mais j'en venais toujours à la même conclusion : je préférais être seule que mal accompagnée. Et même seule, je ne l'étais pas vraiment : il était là lui, mon meilleur ami, mon frère !
Mais la suite de ses paroles me troubla et me déplut fortement. Comment ça, « où on était innocent » ? Je n'avais jamais été innocente mais lui, mon tendre Levi, j'avais tout fait pour le préserver - dans la limite du possible. Je veux dire, je n'avais rien pu faire quand on avait tout les deux appris qu'il avait été adopté ou alors quand ses parents avaient voulu le marier de force à la MacLochlainn... Heureusement qu'elle avait dit non et obtenu gain de cause (au point de se faire déshériter mais ça, c'est son problème) car je faisais de mon Lev un veuf le lendemain de son mariage et sans aucun scrupule.

Je choisis tout de même de ne rien dire, de ne pas relever ces mots. Si j'avais laissé transparaître ma surprise avec un léger froncement de sourcils, je l'avais senti se tendre sous moi. Si je voulais des réponses, ce ne serait certainement pas en le brusquant.
Je choisis donc de repartir sur ses premières préoccupations : ma vie sentimentale. Je me calai un peu mieux dans ses bras et laissai échapper un soupir, mi-feint, mi-réel.

▬ Tu sais très bien que j'y ai réfléchi. C'est juste que je n'arrive pas à me détendre, à être moi-même avec eux, j'ai toujours l'impression qu'ils ne s'intéressent à moi que parce que je suis une femme et non pas parce que je suis moi. Et puis, je t'ai toi et ça me suffit amplement ! Je n'ai pas envie de me ramollir en tombant amoureuse. Je laissai échapper un petit rire. Tu m'imagines, moi, amoureuse ? Un autre soupir m'échappa, cette fois un brin mélancolique. C'est juste impossible...

Non, l'amour, ce n'était pas pour moi. Mais en même temps que je laissai mon esprit divaguer vers un rêve de petite fille (Je remonte l'allée centrale d'une église dans une magnifique robe blanche, mon père à mon bras, un homme au visage flouté mais que je sais être juste divin m'attend au pied de l'autel et une chose en entraînant une autre, je me retrouve à casser la figure d'anciens ennemis de quand je me battais dans la rue. Un de mes rêves préférés, vraiment.), ses mots me revinrent : « Mais c’était le temps où on n’avait rien fait ». Dans quoi s'était-il fourré au juste ?
   
   
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MessageSujet: Re: Friendly time [Levi x Natasha]   Dim 13 Sep - 22:55

Friendly time



Souviens-toi des moments divins, Planants, éclatés au matin, Et maintenant, nous sommes tout seuls




Nat s’installa plus confortablement sous mon bras, et je fus soulagé de ne plus sentir son omoplate couper ma carotide. Néanmoins, je ne fis rien transparaître : je ne voulais surtout pas offrir à Natasha un nouveau prétexte pour me taquiner gentiment. Je ne me privai pas, néanmoins, de lui rendre la pareille lorsqu’elle me donna l’opportunité de l’imaginer en couple.

« Oh que oui, je t’imagine très bien… Je vois surtout un pauvre homme qui souffrira beaucoup sous tes coups. On ne prend pas les maris battus assez au sérieux, pourtant, avec toi, ce sera un cas d’une violence extrême. » lui dis-je, tout sourire, avec un clin d’œil.

« Plus sérieusement, si ta vie te convient parfaitement ainsi, alors je suis heureux moi aussi. »

Cependant, quelque chose me laissa perplexe et plus tendu qu’à l’accoutumée. Si j’avais involontairement laissé échapper quelques renseignements de trop, je m’étais, depuis le temps, résigné à avouer certaines de mes activités à ma meilleure amie. J’étais légèrement frustré qu’elle ne m’ait pas posé directement la question après son très léger froncement de sourcils, car elle m’aurait permis de ne pas avoir à aborder ce sujet moi-même. Je sais, c’est lâche, je préférais qu’on me prenne au fait, qu’on me force à avouer, plutôt que d’ouvrir la discussion seul. Mais c’était Natasha, ma sœur, ma meilleure amie au monde pour la vie, qui devait probablement attendre tranquillement que je lui avoue, la fourbe. Elle me connaissait trop bien, elle savait que je marchais de cette façon. Quoi qu’il en soit, je me devais de lui divulguer mon secret, gardé depuis si peu de temps, mais qui m’a semblé pourtant si long sans pouvoir le partager avec elle. La peur au ventre, je voulus m’assurer de la garder quoi qu’il arrive.

« Hum… Nat ? »

« Oui ? »

« Est-ce que tu seras ma meilleure amie pour toujours ? »

« A condition que tu sois le mien pour encore plus longtemps que ça... »

A ces mots, elle m’embrassa sur la joue. Ma peur s’envola, et je lui souris, un peu gêné.

« Il y a quelque chose que je dois te dire. Je t’avoue que ta réaction me fait un peu peur, mais je ne peux pas te cacher quoi que ce soit, alors voilà : le mois dernier, j’étais tranquillement chez moi, et on a frappé à la porte. Je n’attendais aucune visite, tu vois… »

Les quelques minutes qui suivirent, je me répandis en explications complètes et détaillées, une sorte de compte-rendu pour qu’elle comprenne bien tout ce qui s’était passé, puis j’en vins abruptement au fait. La tête baissée, je levai des yeux timides vers Natasha, comme un petit enfant qui attend sa réprimande.

« Et donc depuis, je suis un Mangemort. »




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MessageSujet: Re: Friendly time [Levi x Natasha]   Lun 14 Sep - 0:17


   
Friendly time

Ft. Levi N. Odinson
   

   
Je ne pus retenir un rire à l'image qu'évoqua Levi lorsqu'il évoqua un potentiel mari. Je n'avais jamais battu aucun des garçons avec qui j'étais sortie et aussi étrange que cela peut paraître, c'était toujours eux qui m'avait plaquée. « Tu attires trop l'attention sur toi. » était l'excuse de certains, « Je ne suis jamais sûr que tu n'iras pas voir ailleurs quand je ne suis pas avec toi. » était l'excuse d'autres. « Tu m'as fait me rendre compte que je suis gay. » était la plus étrange que j'ai entendue.

Ses paroles me trottaient toujours dans la tête mais je ne voulais pas lui poser de question. Si c'était aussi important que ce que j'en avais l'impression, il fallait que ça vienne de lui - je ne lui faciliterai pas la tâche.
Le silence retomba pendant quelques minutes, durant lesquelles je savourai le calme qui planait autour de nous tant qu'il était encore là et que Levi passa à réfléchir. Je savais toujours quand il réfléchissait. Il finit par se jeter à l'eau.

▬ Nat ?
▬ Oui ?
▬ Est-ce que tu seras ma meilleure amie pour toujours ?
▬ A condition que tu sois le mien pour encore plus longtemps que ça...

Je l'embrassai sur la joue, un sourire légèrement timide aux lèvres. Je ne comprenais pas vraiment où il voulait en venir et cela me faisait un peu peur mais j'étouffai au mieux l'émotion. S'il s'en rendait compte, Levi perdrait ses moyens. A mesure qu'il parlait, une sorte de vide se fit en moi et j'attendis patiemment qu'il finisse, plus calme que jamais. Je me redressai et lui fis face avant ce que je savais être le coup fatal. « Et donc depuis, je suis un Mangemort. » Les mots résonnèrent durement dans mon esprit. Mangemort. Le coup partit tout seul.
Ce n'était pas un coup de poing ou une claque sur la joue, juste une taloche sur l'arrière du crâne. J'étais furieuse, déçue. Mais j'étais aussi contente et soulagée qu'il me l'ait confié - j'aurais été dévastée si je l'avais découvert en le capturant au cours d'une mission. Son regard de petit garçon pris en faute me fit retrouver la parole.

▬ Tu te rends compte de la situation dans laquelle ça me met ? Je fronçai les sourcils et croisai les bras. Tu te rends compte que si jamais on découvre qui tu es et qu'on me demande de t'arrêter que je n'aurai pas d'autre choix que de trahir mes collègues ? Je laissai échapper un soupir las. Levi, tu sais que je suis prête à tout et encore plus pour toi. J'aurais préféré que tu m'en parles, quand ils sont venus te voir, que tu m'expliques ce que tu ressentais. J'aurais au moins eu une chance de t'empêcher de faire cette connerie monumentale.

Il était mon frère, mon meilleur ami, jamais je ne pourrais l'abandonner, même si nous étions à présent, en quelque sorte, dans des camps opposés. J'étais payée à arrêter les Mangemorts et voilà qu'il m'apprenait qu'il faisait partie de leur clique... Non mais j'vous jure. Je le refrappai de la même manière avant de m'installer de façon plus confortable qu'avant, directement entre ses jambes, mon dos contre son torse, ses bras autour de ma taille. Je soupirai de nouveau.

▬ Tu sais, je suis surtout déçue que tu ne m'en aies pas parlé avant. C'est ce que j'aurais fait, moi. Mais bon, ce qui est fait est fait... Je laissai passer quelques secondes. Dis, tu penses quoi de Marcus Grant, du service des Accidents Magiques ? Tu crois qu'il ferait un bon parti ?
   
   
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MessageSujet: Re: Friendly time [Levi x Natasha]   Mar 15 Sep - 23:39

Friendly time



Souviens-toi des moments divins, Planants, éclatés au matin, Et maintenant, nous sommes tout seuls




Réaction appropriée au regard coupable que je lui avais lancé, je reçus un coup sec mais indolore sur l’arrière de la tête. Les yeux baissés, honteux, j’eus à peine le temps d’apercevoir le regard empli de fureur et de désappointement que m’offrait là mon amie, qui me fit amèrement regretter mon engagement chez les Mangemorts. Natasha me réprimanda en bonne et due forme ; je l’écoutai sans broncher, je l’avais mérité. Je ne trouvai pas les mots pour l’interrompre et lui expliquer qu’elle se trompait avant qu’elle ne tienne plus en place et ne s’installe entre mes jambes, dos à moi, non sans rajouter une dernière tape, pour la forme. Elle me fit part une énième fois de sa déception, ce qui brisa quelques morceaux en moi, puis changea radicalement de sujet, vers quelque chose dont, finalement, je n’avais rien à faire. Sous le coup de la honte et de la déception, je m’emportai – première fois depuis longtemps. Je me reculai subitement, la lâchant sans précaution, et revint m’appuyer à mon arbre initial, jambes et bras croisés.

« Un bon parti pour qui ...? Non mais, Natasha, tu t’entends, là ? Je viens de t’avouer quelque chose qui me rend malade depuis des semaines, et toi, tu m’engueules et tu passes à autre chose comme si tout ce que j’avais fait était de renverser mon verre ! Je rêve ! Tu ne te doutes pas que j’ai besoin d’en parler à la seule personne à qui je peux, justement, en parler ? A la seule personne à qui je faisais suffisamment confiance pour savoir qu’elle ne me jugerait pas ? » Ma voix était montée en puissance depuis le début de ma tirade, mais elle s’éteint brusquement, devenue froide et sans vie. « Je me suis trompé, visiblement. »

Je reniflai dédaigneusement alors que je saisissais mon manteau à grands gestes et l’enfilai, n’ayant plus rien à faire de m’asseoir dans de la terre souillée. Je retrouvai ma voix normale, calme et posée, pour lui faire comprendre qu’elle avait mal interprété la situation.

« Sache aussi que je n’ai pas eu le temps de consulter qui que ce soit. Il est venu, m’a fait miroiter les bénéfices que je tirerai de cette association, et a exigé une réponse sur le champ. Cela va de soi que si j’avais refusé, il m’aurait tué, et je ne suis pas encore prêt à mourir pour protéger mon intégrité, désolé de te l’apprendre. Bien sûr que j’ai pensé à ta situation, mais je n’ai plus d’autre choix que de ne pas me faire prendre, et je compte bien y réussir. »

Deux choix s’offraient à moi. Partir, laisser Natasha en plan et rentrer chez moi, ou rester et affronter d’âpres négociations, qu’elle gagnerait probablement. J’avais terriblement envie de m’enfuir pour ne plus l’entendre me dire qu’elle était incroyablement déçue de moi, mais j’avais peur de la décevoir encore plus en prenant la poudre d’escampette. La connaissant, elle ne se précipiterait pas à mes trousses pour me supplier de ne pas m’en aller, pourtant je pense que j’avais besoin qu’elle montre que je lui étais encore cher, malgré les bêtises que je peux orchestrer. Je soupirai. Je n’aimais pas vraiment faire face à mes problèmes, mais je décidai intérieurement de rester encore un peu – partir ne ferait qu’empirer les choses entre elle et moi et entre moi et moi.



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MessageSujet: Re: Friendly time [Levi x Natasha]   Mer 16 Sep - 0:37


   
Friendly time

Ft. Levi N. Odinson
   

   
Peut-être que la façon dont j'avais changé de sujet avait été trop radicale. Ou peut-être n'aurais-je tout simplement pas dû changer de sujet ? Quoiqu'il en soit, la réaction de Levi fut plus forte que ce à quoi je m'attendais et je manquai donc de m'étaler en arrière. Il avait réussi à me surprendre, pour la première fois depuis bien longtemps. Et pire que ça, il parvint à me faire regretter mon comportement. Je lui tournais le dos tout le long de sa tirade, n'osant le regarder en face et c'est seulement les derniers mots qui me firent tourner la tête. « Je me suis trompé, visiblement. »
Non ! aurais-je voulu hurler. Non, il ne s'était pas trompé... Ou peut-être que si ? Méritais-je vraiment d'être son amie, sa sœur, sa confidente ? Je ne savais plus. Je m'étais tellement habituée à avoir toujours raison ou presque, à avoir le dessus dans nos chamailleries, à le traiter comme un petit frère que j'en avais oublié à quel point lui aussi pouvait me dominer et me remettre à ma place. Quelle erreur de ma part...

Bien entendu qu'il n'avait pas eu le choix. Bien entendu qu'il avait préféré vivre plutôt que mourir. Il était comme moi après tout, la survie avant tout. Certes différemment mais quand même. C'était pour cela que nous nous entendions si bien d'ailleurs. Je comprenais tout à fait ses raisons d'accepter, même si je n'étais pas d'accord avec ses motivations. Devenir plus fort ? Il n'était même pas faible. Retrouver ses vrais parents ? Je ne lui avais pas dit mais je passais énormément de mon temps libre à feuilleter toute sorte de registres à la recherche d'un couple norvégien et certainement de sang pur qui aurait abandonné son bébé voilà 28 ans. Je veux dire, je faisais beaucoup pour lui, s'en rendait-il seulement compte ?
Une bouffée d'angoisse m'avait prise lorsque je l'avais vu enfiler son manteau. Je ne veux pas que tu partes. C'était totalement égoïste de ma part mais je ne voulais pas qu'il m'abandonne et me laisse seule avec moi-même. Il était tout pour moi et je n'étais rien sans lui. Mais je le savais capable de rentrer chez lui s'il le voulait, la question était de savoir s'il le ferait.

Lentement, je me retournai, à genoux dans l'herbe et le regard baissé. Je ne m'étais pas sentie aussi pitoyable depuis bien longtemps - il n'y avait que lui pour y parvenir de toute façon. Que dire ? Demander pardon, ça c'était sûr, mais après ? Comment pourrais-je me rattraper après une bourde pareille ? J'étais presque persuadée de l'avoir perdu.

▬ Je te demande pardon, Levi...

Les mots étaient sortis tous seuls. Je relevai les yeux vers lui et captai son regard - dur, déçu et triste. Quelque chose se brisa en moi et une larme roula sur ma joue.

▬ Je... Je suis sincèrement désolée pour ce que je t'ai dit. Je le pensais mais... mais c'est la peine et la peur qu'il puisse t'arriver quoique ce soit qui ont guidé mes mots. Mes pensées ne sont pas sorties aussi bien que je le voulais et résultat, te voilà blessé alors que ce n'était pas du tout mon intention. De nouveau, je baissai les yeux - je ne pouvais juste pas soutenir son regard. Je pense pouvoir comprendre ce que tu as ressenti à ce moment-là car j'aurais très certainement pris la même décision que toi. Mais je ne suis pas d'accord avec ce que tu m'as avancé comme raisons. Ma voix s'affermit - un peu. Tu n'es pas faible, loin de là. Tu es même un des sorciers les plus puissants que je connaisse et je ne dis pas ça que pour te faire plaisir. Quant à tes parents... Je levai les yeux vers lui et esquissai un sourire timide. Je les cherche pour toi dès que j'ai un peu de temps libre. Je ne voulais pas t'en parler tant que je n'avais pas de piste à peu près sûre... Ma voix se brisa de nouveau et je rebaissai la tête. C'était la première fois que je me montrai aussi... faible devant lui mais je n'en avais rien à faire. C'était peut-être le seul moyen de le garder près de moi. Alors, je craquai un peu plus. S'il te plaît, ne me laisse pas ! Sans toi, je ne suis rien. Juste une pauvre fille seule, sans réels amis et que tous les mecs veulent baiser parce qu'elle est « sexy » ! Tu es tout pour moi, ma seule bouée dans ce monde injuste...

J'essayai de retenir un sanglot, puis un autre mais ce fut peine perdue et bientôt, j'étais en larmes devant lui, telle la petite fille que je n'avais jamais vraiment eu le loisir d'être. La douleur que je lus dans son regard me fit détourner la tête. On devrait m'interdire de parler, je ne sais que faire du mal. Dégoûtée de moi-même, je m'essuyai rageusement les joues, la mâchoire crispée, et me levai, prête à partir.

S'il ne me retient pas alors ma vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Je savais où se trouvait l'un des repaires de Mangemorts de Londres et il me suffirait de m'y introduire sans baguette pour que l'on m'accueille à bras grands ouverts. La mort serait une douce consolation après la trahison que je venais d'offrir à Levi.
   
   
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MessageSujet: Re: Friendly time [Levi x Natasha]   Mer 16 Sep - 1:23

Friendly time



Souviens-toi des moments divins, Planants, éclatés au matin, Et maintenant, nous sommes tout seuls




Comme un chat fautif, Natasha se retourna gracieusement vers moi, de grands yeux humides implorants. Elle me demanda pardon, et je me calmai instantanément, me demandant même pourquoi je m’étais mis en colère. Cependant, mon expression faciale avait dû mettre un peu plus de temps que mon âme à se panser, et quand Natasha leva les yeux vers moi, elle se mit à pleurer. Je n’avais aucune idée d’où me mettre, car c’était bien la première – et la dernière, me suis-je juré – fois que je la voyais les joues baignées de larmes. Je restais planté là, les bras figés en l’air, ne sachant que faire ou quoi dire, mais Natasha me devança et se répandit en excuses, avant de me prier de rester.

Je perçus alors la portée de mes mots, beaucoup plus durs que je ne voulais les faire paraître. Ils avaient réveillé en mon amie une douleur du passé que je ne saurais rendormir avec des paroles ; aucune ne saurait la guérir comme des gestes le peuvent. Alors qu’elle était en larmes, elle se mit debout et je me jetai sur elle, la prenant dans mes bras protecteurs et la serrant aussi fort que je pouvais – je ne me souciais même pas de lui faire mal ; elle était si forte que je me doutais que je me blesserai longtemps avant de la blesser. Je lui fis un baiser sur la joue et murmurai quelques paroles réconfortantes, sans trop d’espoir cependant car je savais répandre la douleur bien mieux que la guérir :

« Merci pour tout ce que tu fais pour moi… Je ne pourrai jamais t'en rendre un dixième. Mais s’il te plaît, rassure-toi, je n’allais pas partir ; quand bien même je l’aurais fait, je n’aurais même pas marché dix mètres avant de revenir en courant vers toi. Tu es aussi mon seul repère dans ce monde et je ne peux et ne veux aller de l’avant sans toi. Chut, je suis là… »

Elle s’abandonna aux sanglots et je parvins, à l’aide de petites poussées sur les épaules, à la faire s’asseoir. J’appuyai sa tête contre mon torse et l’enveloppai de mes bras. J’attendis alors patiemment que ses larmes aient fini leur course en restant là, sans rien dire, simplement en étant présent.

Quelques minutes silencieuses plus tard, je tournai la tête vers elle. Ses yeux étaient toujours humides, mais la crise de larmes était passée ; j’en fus soulagé, c’était une épreuve difficile pour moi de voir mon amie, si forte et si fière, sangloter à cause de moi. J’étais aussi, étonnamment, gonflé d’orgueil qu’elle me montre ses rares instants de faiblesse. Je me jurai néanmoins de ne plus jamais la voir pleurer.

Doucement, pris d’une envie enfantine de rigoler à en pleurer et à s’en tenir les côtes, je glissai ma main sur sa hanche et fis de légères pressions avec mon doigt. Elle tourna la tête vers moi, ne comprenant pas ce que je faisais, ce qui me laissa une ouverture suffisamment grande pour la chatouiller violemment sur son flanc.

J’éclatai de rire.



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MessageSujet: Re: Friendly time [Levi x Natasha]   Jeu 17 Sep - 23:33


   
Friendly time

Ft. Levi N. Odinson
   

   
Je m'étais toujours dire que le jour où je ferai souffrir mon Levi, je mourrais. Je ne le lui avais jamais dit, bien entendu, mais je me l'étais juré au plus profond de mon coeur. Quel était l'intérêt de vivre dans un monde où je verrais tous les jours le regard blessé de mon meilleur ami, me reprochant mes mots ? Donc quand je m'étais levée, je m'étais dit que je partirais rejoindre ses nouveaux amis pour qu'ils me mettent en pièces. Je serais doublement gagnante : je n'aurais plus à vivre avec le poids de mes erreurs et Levi les mettrait à leur tour en pièces. Avant de probablement se suicider à son tour. Bon, mon plan n'était pas sans faille mais avez-vous déjà vu un plan parfait ? Toutefois, une petite partie de moi persistait à penser, à croire que Levi me pardonnerait. Qu'il me retiendrait et m'empêcherait d'aller faire face à un destin dont je n'étais pas totalement sûre de vouloir. J'avais envie de faire confiance à cette partie de moi mais je n'osais pas le faire. Quelle était la garantie que je n'avais pas dépassé les bornes cette fois-ci ?

Quand il se jeta sur moi et me prit dans ses bras, un hoquet de surprise m'échappa. Puis il me serra fort contre lui, aussi fort qu'il le pouvait et je réalisai ce qu'il se passait - mes larmes redoublèrent d'intensité et je me cachai le visage dans son pull, les mains agrippées aux pans de son manteau. Il se pencha légèrement et m'embrassa la joue, avant de me murmurer des paroles réconfortantes. A mesure qu'il parlait, une douce chaleur se répandit en moi et soulagea ma peine, sans que mes sanglots ne puissent se calmer. Il fallait que j'évacue cette douleur que j'avais refoulée depuis trop longtemps. Il nous fit nous asseoir et je me laissai faire, telle une poupée de chiffon. Je ne l'avais toujours pas lâché. Nous restâmes ainsi, prostrés sur la pelouse, tout le temps qu'il me fallut pour me calmer.

Quelques minutes passèrent et je parvins enfin à m'arrêter de pleurer. Mes yeux étaient humides mais pas une larme ne coulait et c'était en quelque sorte une victoire. Le nez toujours enfoui dans son pull, je respirais son odeur, que je connaissais depuis toujours et qui avait pour don de me rassurer quoiqu'il arrive. Sentir sa chaleur, respirer son parfum, entendre son coeur battre près de mon oreille - telle était ma définition du bonheur. Avoir Levi à mes côtés était tout ce que je voulais.
Nous restâmes ainsi encore quelques instants, dans le silence. Le chagrin s'en allait, accompagné de la douleur et de la peur et petit à petit, c'est comme si le soleil se remettait à briller après une tempête. Puis il fit quelque chose que je ne compris pas - pas de suite et beaucoup trop tard en tout cas. Du bout du doigt, il me tâta les côtes et je tournai la tête vers lui, incrédule. Alas ! quelle erreur ! Le fourbe profita de ma surprise pour me chatouiller le flanc, laissé à découvert. Je dus retenir un cri de stupeur tandis que lui éclatait de rire, comme un gamin.

▬ Levi ! Arrête ! glapis-je en me débattant tant bien que mal. Arrête ! Pitié, stop !

Et tandis que j'essayai de me défaire de sa prise, je réussis enfin à retrouver mes esprits. Il va comprendre ce qu'il en coûte de me chatouiller, le bougre. Il ne s'en tirera pas impunément ! Le bon moment ne tarda pas à arriver ; dès que je pus, je le renversai sur le dos et m'assis à califourchon sur lui, me mettant à mon tour à le chatouiller. Seulement, j'avais coincé ses bras avec mes jambes dans le mouvement et lui ne pouvait plus se défaire de mon emprise. Il me fallut peu de temps pour lui faire crier grâce mais je ne voulais pas arrêter, pas maintenant.

▬ Aaaaah, stop ! Pitié, Nat ! S'il te plaît !
▬ Je n'ai pas très bien entendu, très cher ami... Qu'as-tu dit ?
▬ Pitié ! Excuse-moi ! Pardon, je n'aurais pas du te chatouiller mais s'il te plaît, arrête !

Je fis mine d'hésiter un peu et quand il se crût tiré d'affaire, je recommençai, histoire de lui asséner le coup de grâce. Puis quand il fut complètement rouge, en nage et respira avec difficulté, je décidai de le laisser. Je me décalai, un léger sourire railleur au coin des lèvres, et il se redressa, les cheveux en bataille et aussi essoufflé que s'il avait couru vingt bornes. Le regard meurtrier qu'il me lança me fit rire et bientôt, son rire rejoignit le mien ; quand nous fûmes calmés, je lui souris. Je me penchai vers lui et lui embrassai la joue, avant de lui répéter une vérité aussi vieille que le monde :

▬ Je t'aime plus que tout, mon Levi.
   
   
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